• Arnaud JOLY

Le portrait en Moyen Format numérique et argentique

"Le portrait en moyen format c'est magnifique!!! Surtout en noirblanc, le noirblanc c'est magnifique" m'expliquait-t-il avec son accent helvétique. Je l'écoutais, mais cela ne me faisait pas image car à l'époque je n'étais pas pratiquant donc je ne pouvais pas être croyant. Et un an plus tard " je me suis converti au Moyen Format" Je suis devenu "Bladiste V". La série Hasselblad V et ses objectifs Carl Zeiss ont un rendu optique exceptionnel autant en argentique qu'en numérique. Le portrait au moyen format prend toute sa dimension en studio. Make-up artist & Hair dresser, s'affairent autour du modèle tout en examinant et se concertant sur le pola ou autour de l'écran de l'ordinateur de l'opérateur numérique. Le modèle est vraiment en condition pour donner le meilleur de lui-même en un minimum de vues. Pour les personnes n'ayant jamais posé auparavant, tout ce dispositif peut être impressionnant et peut gêner la spontanéité.


Après des années de pratique en argentique avec le plaisir de cadrer en format carré, de consommer de la FP-100C, de la Kodak Portra et de développer de la Tri-X pour son grain unique, le passage au digital étant inévitable, je me suis orienté vers l’acquisition d’un dos numérique. Grâce à son interchangeabilité je peux continuer de photographier en film. Un exemple illustrant ma perception vaut bien mieux qu'une explication.


"Le moyen format c'est magnifique même en numérique" Un grand capteur Full Fram CCD permet d'amener du détail, du modelé, de la douceur et volupté. En photographie de portrait, le choix de la focale adaptée est primordial, un Sonnar pour tasser la perspective et flouter l'arrière plan et le tour est joué.


"Le noirblanc c'est magnifique, le grain argentique tellement poétique" encore plus quand on y rajoute bascule et décentrement. Le moyen format argentique permet de donner un rendu unique à l'ère du tout numérique. Avis aux nostalgiques...


L'intégralité de la série à découvrir dans la galerie privée numéro 4.